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JUI
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Comics

Wolf-man

Comics

Wolf-man
Scénariste
Robert Kirkman
Dessinateurs
Jason Howard, Ryan Ottley
Editeur (France)
Glenat Comics (4 tomes, terminé)
Date de sortie
4 Juillet 2012
Note

13,4/20

7 notes
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Glénat Comics : Wolf-man ouvre le bal
Wolfman – la critique du geek

Un nouveau héros dans l’univers d’Invincible

Gary Hampton a tout pour lui : une entreprise riche à millions, une femme et une fille qu’il aime, et la vie devant lui. Mais tout cela va basculer lors d’un banal week-end en camping. Grièvement blessé par un loup, l’homme d’affaires va se découvrir d’étranges pouvoirs de métamorphose. Chaque nuit de pleine lune, sans qu’il ne puisse le maîtriser, il se transforme en une bête sanguinaire et terrifiante : un loup-garou.

Heureusement, les nouveaux pouvoirs de Gary Hampton vont vite lui valoir l’attention d’un allié inattendu : Zechariah, un puissant vampire qui va lui apprendre les rudiments de sa nouvelle vie nocturne. Prenant le nom de Wolf-man, l’ancien homme d’affaires va alors activement participer à la lutte contre le mal, mettant ses pouvoirs au service du bien pour sauver des vies.

Mais concilier une vie de super-héros contesté avec un travail à plein temps et des obligations familiales est plus que ne peut en assumer un homme normal. Entre Gary Hampton et Wolf-man, il va falloir choisir au risque de tout perdre. D’autant que Zechariah n’est peut-être pas si bienveillant qu’il en avait l’air au premier abord…

Wolfman, tomes 1 à 4

Un loup-garou chez les super-héros

Hormis Walking Dead, Invincible est le principal héros de comics de Robert Kirkman. Tout nouvel arrivé dans l'univers du jeune super-héros, doté de sa propre série, Wolfman va devoir faire ses preuves rapidement, au risque d'être relégué par le lectorat au rôle de simple personnage de spin-off.

Autant dire que la partie n'est pas gagnée : décrit d'emblée par son créateur comme un personnage "simple", un peu à la manière d'un Spiderman ou d'un Batman, Wolf-man en suit le schéma classique : milliardaire philanthrope génie et playboy mordu par une araignée un loup-garou, Gary Hampton n'emprunte pas vraiment la voie de l'originalité. Histoire de rester dans l'air du temps, Kirkman introduit même des vampires, par le biais de son mentor Zechariah. On a vu plus subtil.

Sous la plume débutante de Jason Howard, Wolf-man a donc bien du mal à faire ses preuves. La faute à un dessin trop carré qui n'inspire guère l'imagination, et à des pouvoirs peu adaptés au monde des super-héros. Il faut avouer que la lycanthropie n'a rien de très impressionnant face aux pouvoirs des Gardiens du Globe ou même des Actionnaires. Du coup, dès sa création, notre loup-garou semble relégué au rôle de cancre de la classe, incapable de rivaliser avec les ténors de son monde.

Il faudra attendre le second tome et l'intervention d'Invincible pour que Kirkman commence enfin à se sentir à l'aise. La cession temporaire des pinceaux à Ryan Ottley (qui reviendra signer le 4° et dernier volet) y est également pour beaucoup. Plus mature qu'Howard, le dessinateur habituel d'Invincible parvient à donner une véritable identité au héros à poils. On en vient d'ailleurs vite à regretter que sa participation ne soit qu'épisodique.

Libératrice pour le personnage, son intervention signe la véritable naissance du héros. A partir de là, Wolf-Man commence à gagner en charisme et à se voir doter d'une quête personnelle. Les deux derniers tomes, munis de cet objectif, sont d'ailleurs les plus réussis, et, crescendo jusqu'à son final, Kirkman parviendra finalement à faire de son héros un personnage à part entière au lieu d'un ensemble de pièces rapportées.

Wolfman – illustration d'ensemble

Y a-t-il de la place pour d'autres héros aux côtés d'Invincible ?

Alors oui, définitivement, même si elle n'est pas bien grande, il y a dans l'univers d'Invincible de la place pour d'autres héros. Wolf-man, en tout cas, a su faire la sienne. D'un départ plutôt moyen, la série se bonifie avec les tomes, ne laissant qu'un seul regret : que Kirkman, peut-être pour se différencier de son héros principal d'ailleurs, n'ait pas confié toutes les planches à Ryan Ottley.

Si Wolf-Man a peu de chances de marquer l'histoire du comics, il ne finira sûrement pas non plus dans ses égouts. Fun, simple, le comics se laisse lire et ouvre même sur de nouveaux horizons. Qui sait, peut-être reverrons-nous prochainement Gary Hampton et son alter-ego lupin dans les pages d'Invincible ?

Wolf-man – Page intérieure

Kirkman enrichit la trame de son super-héros principal

A peine un mois après la publication de Super Patriote, revoilà donc Robert Kirkman à la création d’un nouveau personnage. Comme il le dit lui-même, ce nouveau venu se veut avant tout distrayant et simple d’accès, à l’image d’un Spiderman ou d’un Batman. Pas de profondeur ou de réflexions exagérées, mais les problématiques classiques du super-héros en proie à la découverte de ses nouveaux pouvoirs et leur assimilation dans sa vie de tous les jours.

Au dessin, l’auteur a donc choisi de confier les rênes à un jeune dessinateur, Jason Howard. Si celui-ci ne s’en tire pas trop mal, le résultat est néanmoins loin de ce qu’il pourrait être : le passage de flambeau temporaire à Ryan Ottley lors d’un chapitre nous le prouve d’ailleurs avec une pointe d’amertume. Le dessinateur de Haunt et Invincible nous faisant en quelques page regretter de ne pas avoir été retenu pour l’ensemble de la série.

Mais côté scénario, Kirkman non plus ne fait pas montre d’une forme olympique, et, finalement, Wolf-man ne parvient à décoller qu’avec l’irruption dans l’histoire d’Invincible. Immédiatement, on sent l’auteur plus à l’aise, confiant dans son personnage et bien plus apte à le diriger. Au risque toutefois que notre garou ne finisse par devenir un simple satellite d’Invincible…

Car reconnaissons-le, malgré un côté fun, Wolf-man n’amène pas grand-chose à l’univers des super-héros. Classique, manichéen, il a surtout pour lui la facilité de la lecture, et le côté pas prise de tête. Si Spiderman a toujours très bien réussi sur ce créneau, il est néanmoins l’un des seuls à être capable de s’y maintenir. Du coup, on en vient à espérer ce rapprochement avec Invincible, dont les interventions font gagner en substance le personnage.

En fin de compte, malgré sa difficulté à trouver ses repères propres et en dépit du trait encore jeune d’Howard, Wolf-man s’avère une lecture agréable, vite dévorée, et qui donne envie d’en connaître la suite. Un bon choix de Glénat pour démarrer leur nouvelle collection Comics avec un titre facilement abordable et qualitatif.

Wolf-man – Page intérieure Wolf-man – Page intérieure
Notre avis : 13/20