
16,7/20
15 notes
Il y a des éons, l'équilibre intemporel de la Création fut menacé par la race des Nephilims. Puissants et belliqueux, fruits des essences combinées d'un ange et d'un démon, ils ravagèrent le Multivers, semant partout la mort et la désolation pour s'approprier par la force un royaume qu'on ne leur avait pas offert.
Pour les stopper, le Conseil Ardent élût dans leurs rangs même quatre champions, qui, pressentant que leur race allait détruire toute la Création si personne ne les arrêtait, décidèrent de s'opposer à leurs frères. Les dotant de pouvoirs extraordinaires, ils en firent les Cavaliers, quatre combattants inégalables qui vainquirent la menace nephilime.
Mis en sommeil, ces agents du Conseil ne devaient revenir sur Terre que lorsque seraient brisés les Sept Sceaux, signant le début du Jugement dernier. Mais War a outrepassé ses droits, et s'est mis en marche avant que ne soit consommée l'annonce de l'Armageddon. Déchu de ses pouvoirs, il doit aujourd'hui justifier de ses actes devant le Conseil.
Pour prouver son innocence, son frère Death a lui aussi pris la route. Pour innocenter son frère et le sauver du courroux de leurs créateurs, il ne faudra rien de moins que ressusciter l'humanité. Pour y parvenir, Death devra trouver le mythique Arbre de Vie. Le pourvoyeur de mort parviendra-t-il à ramener les hommes à la vie et à empêcher la fin de toutes choses ?
Sorti en 2010 sur PC et consoles, Darksiders avait fait un véritable carton dans le monde du jeu d'action. Alternant phases d'explorations et combats spectaculaires contre des ennemis cyclopéens, le jeu, grâce à une maniabilité exceptionnelle, dégageait une impression de puissance absolument jouissive. Les graphismes, conceptualisés par Joe Madureira (Battle Chasers, …), débauché pour l'occasion, offraient également au jeu un look comics particulièrement réussi. Rien à dire, les perso du designer ont de la gueule !
Espérée depuis la scène finale du premier opus, l'arrivée de Death dans ce second volet ne change à première vue pas grand-chose à la recette. Si le Cavalier a moins d'allure que son frère War, la patte de Madureira est toujours très présente dans le look de ses alliés et ennemis. Mains surdimensionnées, armements démesurés, ennemis titanesques et musculature à faire passer Schwarzy pour un anorexique sont donc de rigueur. Et ça, c'est bon ! Seules quelques textures manquent singulièrement de résolution lors des fréquents close-up.
La principale nouveauté réside finalement dans l'apparition de quelques éléments de RPG, au travers d'un système de points d'expérience qui permettront à Death de progresser jusqu'au niveau 30, et la présence d'un armement bien plus conséquent qu'avant, composé d'une demi-douzaines d'items différents (armes principales et secondaires, gantelets, bottes, talismans, …). Répartis selon plusieurs niveaux de rareté, ils présentent des caractéristiques aléatoires de plus en plus puissantes et variées en fonction de leur niveau.
L'idée est bonne, mais certaines caractéristiques mériteraient d'être sérieusement nerfées… Car autant vous dire qu'avec un marteau à deux mains qui possède 18% en vol de vie, même les bosses les plus puissants ne peuvent pas faire grand-chose. Dépendant grandement de votre équipements, les combats peuvent ainsi devenir, même dans les modes de difficultés les plus élevés, une simple formalité.
Seconde grande phase du jeu, l'exploration n'a guère changé de recettes, même si les environnements sont un peu plus ouverts (pour y parer, la monture de Death est disponible dès le début du jeu) et que les compétences disponibles ont radicalement changé. Elles se débloqueront, une fois encore, au fil de votre progression.
On reproche parfois aux jeux récents de trop prendre le joueur par la main, en lui offrant une guideline tellement directive qu'échouer est parfois plus dur que réussir. Ce triomphe du casual gaming se retrouve malheureusement beaucoup trop dans ce Darksiders.
Si le level design est un parfait exemple de maîtrise et d'ingéniosité, on a parfois l'impression d'être un simple spectateur devant notre personnage. Enchainant les sauts vertigineux, les glissades sur murs et les rattrapages in extremis, il ne nous laisse pourtant guère la main. C'est tout juste s'il ne suffit pas régulièrement de cliquer sur Espace pour ne pas chuter. Alors oui, c'est beau, c'est fluide, rapide et sacrément badass, mais l'on arrive à s'ennuyer en pleine acrobatie à quelques centaines de mètres au-dessus du sol.
Cette facilité de prise en main mal dosée n'enlève rien à la conception des niveaux, parfaitement rodée. Si les énigmes ne sont guère complexes, pouvant rapidement être résolues grâce à un peu de bon sens et d'observation, elles parviennent, avec seulement une demi-douzaine de pouvoirs à disposition, à faire preuve d'une grande variété malgré leur nombre important. Quant aux niveaux en eux-mêmes, ils exploitent avec intelligence l'espace disponible. Sur ce point, Darksiders 2 fait véritablement un sens faute, rendant une copie parfaite.
Bête noire du jeu, le scénario est semble-t-il passé dans ce deuxième opus au rang de dépense indésirable. Alors que le premier volet faisait souffler un vent épique sur l'Armaggedon qui menaçait la Création, faisant de War l'investigateur d'un véritable complot trans-cosmique, Death doit être l'Averell des Cavaliers tant l'intelligence ne semble pas être son fort.
Plat, le scénario l'est autant que les dialogues. S'il n'est pas le point central du jeu, on espérait tout de même une histoire à la hauteur du premier volet. Las, elle se limite ici à une succession de combats peu justifiés, Death se contentant généralement d'aligner tout ce qui se présente en face de lui, bête ou démon. C'est dommage, mine de rien la série perd en charme en faisant du conflit angélico-démoniaque non plus une toile de fond mais une simple anecdote dont on aurait finalement pu se dispenser.
Doté une quête principale qui devrait vous occuper une quinzaine d'heures, Darksiders 2 voit sa durée de vie augmenter d'à peine une demi-douzaine d'heures supplémentaires grâce à ses quêtes secondaires. Et encore, la principale, le Tribularium consiste uniquement à vaincre 100 vagues d'ennemis de plus en plus puissants. Une durée faible à première vue, mais largement justifiée par la nervosité du titre, qui ne perd pas une seconde dans sa réalisation.
Sublime, doté d'une gameplay exemplaire, Darksiders 2 aurait pu sans rougir être le digne héritier des aventures guerrières de War, s'il n'avait pas commis deux écueils. Tout d'abord, celle d'avoir négligé son scénario pour se concentrer exclusivement sur son côté arcade/beat-them-all. Ensuite, de trop vouloir faciliter cet aspect, pourtant devenu primordial, au joueur. Souffrant de ces erreurs, la suite des aventures des Cavaliers se contentera donc d'être très bon jeu d'action (ce qui n'est déjà pas si mal), malheureusement en déca de son prédécesseur.
Comme l'aventure semble bien partie pour se perpétuer au cours d'un troisième épisode (Madureira parle même d'un comics et d'un film !), il faut espérer que cette petite baisse de régime ne soit que temporaire !
War, le premier des Cavaliers de l’Apocalypse, s’est vu accuser d’avoir provoqué l’Ultime Bataille entre les Cieux et les Enfers. Privé de ses pouvoirs, humilié, il a été renvoyé sur Terre pour abjurer de ses fautes. Mais en chemin, War a découvert un complot infâme, une conspiration inique entre Archanges et Démons, qui ont fait de lui un bouc émissaire bien pratique.
A présent que la Fin des Temps est proche, Death, le second et le plus redoutable des Quatre Cavaliers, a lui aussi été réveillé. Pour sauver son frère condamné au supplice des Abysses, et pour éviter l’Armageddon, il va se lancer dans une quête désespérée, où il découvrira que ce n’est pas seulement le destin de l’humanité qui est en jeu, mais aussi celui de toute la Création.
Face à des Puissances qui surpassent même ses pouvoirs, Death est désormais le dernier espoir de tout l’Univers.
Au vu des premières images, Darksiders 2 s’annonce comme étant un monstre de testostérone, toujours aussi épique. Après le succès phénoménal du premier opus, cette suite devrait donc faire honneur aux désormais célèbres Cavaliers de l’Apocalypse. Propulsé par les concept-arts spectaculaires de Joe Madureia (Battle Chasers, …), le jeu reprend le mélange d’action débridée et le sentiment de toute-puissance conféré par les pouvoirs quasi-divins de notre héros pour offrir un condensé d’action absolument jouissif.
Après plusieurs reports discrets, la bête devrait se dévoiler sur PC et consoles le 21 Aout 2012. Prions les Cieux et les Enfers que de nouveaux retards n’éloignent pas plus de nos manettes les aventures de Death !